LA DÉTENTE, UN COLLECTIF – Yolène Le Roux
Événement - Ressources - Situation - Contact (yolene.le.roux@hotmail.fr)
LA DÉTENTE (Collectif)
À partir de nos démarches respectives et de nos préoccupations communes, nous avons décidé d’entreprendre la création d’un collectif, et l’écriture d’un manifeste.
Mandat
Le mandat du collectif La Détente est de mener des actions dans la ville destinées à interpeller les gens quant au rapport que nous entretenons au temps (empressement, recherche de la performance, optimisation…) et à révéler le potentiel du temps qu’on croit perdu.
Lieux d’intervention
Espaces de transit, de circulation, d’attente et d’arrêt
La rue
Le trottoir
Les vitrines
Les cabines téléphoniques
Les parcmètres
Le métro
Les escaliers roulants
Le taxi
Le bus
Les arrêts de bus
Les quais du métro
Les files d’attente (banque, épiceries…)
Les salles d’attente (cliniques, RAMQ, Registrariats…)
Les points de vue ou belvédères
Modes d’intrusion
Nous intervenons dans les espaces de transit et sur le temps de déplacement quotidien. Il s’agit pour le collectif de développer différents modes d’intrusion sur une période déterminée, dans une zone délimitée. Sans en aviser personne (que se soit piétons, habitants ou usagers des transports en commun), nous cherchons à détourner des objets, mobiliers et espaces existants afin de proposer une autre appréciation du temps. Mettre en place ces détournements nécessite pour nous la complicité des différents agents qui régissent ces espaces.
Programme
En effet, pour la première session d’actions qui se déroulera pendant le mois de septembre 2010, La Détente investira la station de métro et le quartier Berri-Uqàm avec différents modes d’intrusion.
Nous mettrons en place la publication hebdomadaire d’un journal, Contretemps, diffusé sur le modèle des journaux gratuits ; l’affichage d’un travail photographique dans la station et dans le quartier ; ainsi qu’un dispositif de marquage des marchandises vendues dans ces espaces, permettant de convertir leur valeur en unité temporelle. Autant d’invitations à considérer le temps autrement, par le biais de la contemplation, de la flânerie ou encore de la dérision.
La STM, les associations de commerçants seront alors impliquées dans ces événements en tant que complices.
Cette première session d’interventions est inscrite dans un calendrier précis et correspond à un schéma que le collectif envisage de développer sur d’autres territoires de même essence que le quartier Berri-Uqàm. Seulement, des caractéristiques particulières de ces nouveaux territoires découleront de nouveaux modes d’intrusion, de nouvelles actions, de nouveaux complices et de nouvelles invitations.



